La RSE ou responsabilité sociétale des entreprises se définit comme l’introduction volontaire des préoccupations environnementales, économiques et sociales au sein des stratégies, des engagements et des règlements en vigueur de l’entreprise. Son adoption vous engage à toute une série de procédures qui touchent aussi bien le fonctionnement interne que l’activité de votre organisation. C’est tout le système qui s’en trouve ainsi bouleversé. Ce guide vous montre les méthodes pour monter une stratégie RSE PME (petite et moyenne entreprise) en un rien de temps.
Pourquoi passer en mode RSE ?
La responsabilité sociétale des entreprises amalgame toutes les préoccupations de notre époque, d’où son intérêt.
Les avantages sur le plan social
La démarche de responsabilité sociétale encourage l’aménagement d’un espace de travail où règnent la sérénité et l’éthique, l’objectif étant de booster la productivité. Toutes les pratiques sont bonnes à prendre pour garantir l’épanouissement des collaborateurs : égalité des salaires, mise en avant de la diversité ou construction d’un espace spacieux orné de végétaux afin de réchauffer l’atmosphère.
Les décideurs ne doivent pas lésiner sur les moyens pour aboutir à la cohésion sociale. Ils peuvent même dédier une journée entière à des stages pratiques, des activités ludiques ou une journée sport et détente pourvu qu’ils fournissent un impact social positif envers les collaborateurs.

Les avantages sur le plan environnemental
L’environnement figure parmi les piliers du RSE. Aussi, l’approche encourage les pratiques respectueuses de l’écosystème. Dans cette lancée, un plan d’actions RSE comporte des actions de sensibilisation aux comportements écoresponsables. À titre d’exemple, les entreprises encouragent la mobilité douce, c’est-à-dire, l’usage de transports non motorisés. Certaines s’abonnent même à la location de vélo afin de réduire leur empreinte carbone.
De l’autre côté, les collaborateurs sont incités au tri des déchets et à l’usage de matériaux écoresponsables.
Comment structurer un plan d’actions RSE ?
La structuration d’un plan d’action RSE s’opère en trois temps : le diagnostic RSE, la formalisation de la stratégie et sa mise en place.
Réaliser un diagnostic RSE
La phase d’étude se concentre sur la situation de l’entreprise :
- Le repérage de l’entreprise aux fondements RSE : gouvernance, environnement et société ;
- La définition de la stratégie ;
- L’identification des forces et des failles de la stratégie ;
- La hiérarchisation des acteurs du projet ;
- La priorisation des enjeux.
Le diagnostic pose les bases de la méthodologie. Il situe l’entreprise dans la démarche de maturation de ses actions par rapport aux enjeux RSE.
L’entreprise et ses collaborateurs peuvent faire un état des lieux par leur propre moyen ou solliciter une aide extérieure afin d’accélérer le processus.
Formaliser la stratégie RSE
La formalisation permet de retranscrire les nouveaux engagements de l’entreprise. Le document matérialise les nouvelles règles et comporte :
- Le contexte de la mise en place du plan d’action RSE ;
- La liste des engagements ainsi que les raisons ayant poussé à leur adoption ;
- Les pièces annexes qui font état de l’engagement et des moyens mis en œuvre.
La cohérence entre la nouvelle politique et le standard ISO 26 000 (la norme RSE) est primordiale.
Déployer le plan d’action
Le déploiement occupe une importance primordiale, car il requiert un investissement et un suivi approfondi. Cette étape met en exergue les objectifs à atteindre, les moyens à mobiliser ainsi que les détails des enjeux. Le déploiement liste les actions à mettre en place, leur pilotage et l’évaluation de leur impact.
Par ailleurs, une information, une sensibilisation et une formation précèdent le déploiement. Ces démarches mettent en avant les avantages de la procédure RSE. Elles soulignent les raisons et l’intérêt à adopter le modèle. Elles aident également les collaborateurs et les employeurs à s’imprégner du concept.
Comment prioriser ses actions RSE avec la matrice de matérialité ?
Voici les étapes à suivre pour mettre en place une matrice de matérialité, un dispositif visuel indispensable au reporting RSE.
Première étape : repérer et cartographier les parties prenantes
La hiérarchisation repose sur le contexte. En effet, une entreprise fournisseuse de produits finis n’aura pas les mêmes besoins en matière de transition écologique qu’une société de transport. La matrice de matérialité RSE adapte les actions en fonction des opportunités, de l’impact recherché et notamment des parties prenantes : les collaborateurs, les fournisseurs, les clients, les associations, les partenaires…
Deuxième étape : hiérarchiser les informations
Les parties prenantes trient les informations selon un ordre d’importance. Cette étape permet de remettre sur la table de réflexion les termes de stratégie RSE nouvellement adoptés. Cette remise en question est primordiale sachant que les attentes sociétales connaissent une évolution constante en raison des nouveaux enjeux :
- L’introduction de l’éthique IA (intelligence artificielle) ;
- L’urgence et les enjeux climatiques ;
- L’immersion numérique…

Une mise en veille constante de la matrice assure sa pertinence et vous évite d’avoir une vision dépassée ou déconnectée de la réalité.
Troisième étape : visualiser les enjeux
Un score est attribué à chaque enjeu qui aidera au positionnement de l’enjeu sur le graphique composé de deux axes :
- Un axe vertical ;
- Un axe horizontal.
L’attribution du score relève du devoir de tous les parties prenantes. Selon leur vision, chaque intervenant positionne les enjeux sur l’axe correspondant. L’intervention des acteurs prouvera leur engagement envers la démarche.
Pour visualiser les enjeux, chaque sujet est évalué selon deux axes : son importance pour l’entreprise et son importance pour les parties prenantes externes.
Chaque enjeu est ensuite classé selon un niveau d’importance : faible, modéré, élevé ou majeur.
Cette méthode permet de repérer les enjeux prioritaires, c’est-à-dire ceux qui ont le plus d’impact pour l’entreprise et qui sont également importants pour les acteurs externes. Ces enjeux devront être traités en priorité dans la stratégie RSE.
Pourquoi suivre une formation pour monter une stratégie RSE ?

Une formation RSE au profit des parties prenantes, notamment des acteurs internes (les collaborateurs, les cadres et les employeurs) est fondamentale pour une première sensibilisation aux enjeux sociétaux et aux défis environnementaux. Elle évite les surcoûts engendrés par les risques de violation des nouvelles réglementations, car les principaux concernés se seront imprégnés du concept. La formation aide les acteurs à se familiariser avec les pratiques responsables et les nouvelles actions à mener. Par ailleurs, une formation, qu’importe sa finalité, est toujours un excellent moyen pour entretenir la marque employeur.
Tout savoir pour réussir sa stratégie RSE en entreprise
Combien de temps faut-il pour mettre en place une démarche RSE efficace ?
La durée varie selon la taille de l’entreprise, son niveau de maturité et les ressources disponibles. Une première structuration peut prendre quelques mois, mais une démarche RSE s’inscrit toujours dans une logique d’amélioration continue sur le long terme.
Quels indicateurs choisir pour mesurer la performance d’un plan d’actions RSE ?
Les indicateurs dépendent des objectifs fixés : réduction des émissions carbone, taux de satisfaction des collaborateurs, part des achats responsables, etc. L’important est de suivre des KPI concrets, mesurables et alignés avec les priorités stratégiques de l’entreprise.
Faut-il obligatoirement être accompagné pour lancer une stratégie RSE ?
Non, une entreprise peut initier sa démarche en interne. Toutefois, un accompagnement externe permet souvent de gagner du temps, d’éviter certaines erreurs et de structurer plus efficacement les actions, surtout lors des premières étapes.

